Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, ma première pâtisserie « maison » fut certainement une crêpe au sucre.

J’étais à l’école maternelle et , de toute évidence, c’était la période de la Chandeleur.

Mes camarades de classe et moi-même découvrions notre première expérience culinaire : prendre une mesure de farine, casser un oeuf, mélanger les différents ingrédients et, avec toutes les précautions d’usage, faire sauter notre crêpe.

Je n’ai pas de réels souvenirs de la préparation, juste de ce moment stressant de la manipulation de la poele.

Enfant timide, je jouais souvent seul à la maison et passais des heures à regarder ma grand-mère cuisiner.

Enfant gourmand, j’ai vite demandé à l’aider, autres souvenirs d’enfance.

Beaucoup d’autres moments gourmands ont suivi : l’odeur des mirabelles en cageots, au retour  des vergers, suivie de la préparation des tartes et des bocaux, reste le plus heureux.

La pâtisserie a été mon premier passe-temps ; ma famille puis mes amis m’ont donné mes premiers encouragements.

 

La bûche de Noël que je confectionnais avec les truffes au chocolat, a longtemps été le final au traditionnel repas de fin d’année.

 

Des moments de partage et certainement d’indulgence devant la médiocrité d’une génoise insipide, au chocolat trop cuit mais confectionnée avec toute la minutie et l’attention d’un enfant décidé à devenir pâtissier.

 

 

 

En grandissant, ma pâtisserie a été ponctuée de périodes durant lesquelles j’ai cuisiné inlassablement le même dessert, jusqu’à la découverte d’une nouvelle recette prenant le relais et  mettant au placard la précédente ; la charlotte à base de crème anglaise, tantôt aux fruits rouges, tantôt poires chocolat, le flan antillais noix de coco râpée et caramel, les choux vanille chocolat, la tarte Tatin et sa version banane spéculos sont autant de souvenirs de ces bons moments passés autour d’un thé ou d’un chocolat chaud.

Aujourd’hui adulte, cela n’a pas tant changé : les différentes variations du chessecake ou des moelleux aux coeurs fondants ont ma préférence dans ma petite cuisine parisienne.

Je ne suis finalement pas devenu pâtissier mais ma gourmandise reste intacte, peut-être un peu plus curieuse et certainement plus exigeante.

Le partage et la convivialité restent les moteurs de ces  rendez-vous gourmands.

Ce blog n’a pas d’autres prétentions : découvrir, partager et échanger.

Julien

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Comments
4 Responses to “”
  1. manue dit :

    Adeline disait que tu donnais peu de toi dans ce blog, et pourtant… J’ai beaucoup aimé cet article, simple, bien écrit et touchant.
    Bravo Ju !

  2. pereira dit :

    Je suis fier de ton travail que découvre! C’est d’une délicatesse! Bravo mon Julien!

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